Selon la ligne défendue par leurs ministres des Finances, à l’occasion d’une réunion préparant ce sommet, les chefs d’Etat des « huit » (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Russie, Japon) devraient se vouloir rassurants, forts, disent-ils, des premiers signes de « stabilisation » de l’économie mondiale. Depuis « le camp de base » du sommet, les sherpas des différents chefs d’Etat invoquent « le rebond des bourses » de ces dernières semaines, ou encore « une certaine amélioration de l’activité et de la confiance des consommateurs ». Ces « signes » viendraient prouver la justesse des orientations choisies ces derniers mois par les uns ou les autres et singulièrement le bien-fondé des plans dits de relance adoptés en Europe, aux Etats-Unis ou encore au Japon. Ils seraient, jurent-ils, annonciateurs d’une reprise sur laquelle ils restent toutefois plutôt prudents, refusant d’en préciser et l’échéance (2010, 2011, plus tard…) et le caractère (poussif, soutenu…).