Uribe freine des quatre fers .
COLOMBIE . La médiation de Chavez avec la guérilla entravée .
Les efforts déployés en vue de parvenir à un échange humanitaire en Colombie se heurtent à de multiples obstacle.Ainsi de la marche à reculons de Bogota.Le président vénézuélien,Hugo Chavez appelé à jouer les bons offices dans la médiation internationale,a demandé dimanche à son homologue colombien.Alvaro Uribe,de permettre aux dirigeants des FARC ( Force armées révolutionnaires de Colombie ) de franchir sans encombre la frontière pour une réunion préparatoire sur la libération des otages de la guérilla,dont trois Américains et la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.Selon lui,la réunion initialement prévue le 8 octobre avec les dirigeants des FARC a été reportée,le gouvernement colombien refusant de suspendre les opérations militaires << Si je ne peux pas parler avec les FARC,comment je fais ? >> s'estait interrogé Chavez,estimant qu'il avait en Colombie << des facteurs bloquants >>
Cette rencontre retardée de << quelques jours >>à laquelle pourrait participer le commandant des FARC.Manuel Marulanda,devait se tenir quelque part le long dela frontière entre la Colombie et le Venezuela.Nul doute que le président vénézuélien rediscutera du dossier des otages vendredi avec Uribe,lorsque ce dernier viendra inaugurer un gazoduc reliant les deux pays.Autre problème venant tempérer le vent d'optimisme né de tractation tous azimut,l'exigence des FARC qui veulent la libération de deux de leurs principaux dirigeants ( << Sonia >> et << Simon Trinidad >> ) aux Etats-Unis.Ce que refuse catégoriquement Uribe.Reste qu'au-delà de l'échange humanitaire,un accord sur les règles du jeu qui doivent régir le conflit est également posé.Le chemin s'annonce difficile .
Bernard Duraud l' Huma du 10 / 10 / 07