Le Monde a besoin de ses salariés .
Mis en ligne : 11 avril
Cette situation est d’abord le résultat d’une gestion catastrophique, longtemps orchestrée par le duo Minc / Colombani : dérive financière, conformisme, projets avortés d’introduction en bourse ou rachats inconsidérés d’autres titres, sensés garantir son avenir. Cette logique de financiarisation a bien au contraire affaibli le groupe.
Preuve que le Monde semble devenu une entreprise comme les autres, ce sont les salariés qui trinquent les premiers, et notamment les journalistes. L’information de référence, le travail d’investigation, l’analyse des sources, tout cela nécessite au contraire de préserver ce qui fait la première richesse d’un titre : ses salariés.
Pour le Parti Communiste Français, les entreprises de presse et les médias jouent un rôle trop précieux dans la vie démocratique pour qu’ils soient livrés aux appétits d’une poignée d’affairistes en mal de tribune. Il appelle à la tenue d’un grand débat national, notamment sur l’avenir de la presse quotidienne, de l’audiovisuel public et du tiers secteur.
Parti communiste français
Paris, le 11 avril 2008.