Report du débat sur l’Europe à l’Assemblée nationale : Aveu de faiblesse des partisans de l’Europe libérale
Mis en ligne : 10 juin
Ce report, annoncé sans justification dans la nuit, coincide avec des sondages donnant le « non » gagnant en Irlande. La tension est palpable du côté des partisans d’une Europe libérale. Pas plus hier qu’aujourd’hui, les hommes et les femmes qui composent les peuples d’Europe ne sont disposés à signer un chèque en blanc. Encore faut-il qu’ils soient consultés.
La Constitution européenne de Giscard a changé de nom, elle s’appelle désormais Traité de Lisbonne. Mais rien n’a changé dans les arguments fallacieux et méprisants des partisans du « oui ». Rien n’a changé sauf la volonté affichée de contourner la démocratie partout où la loi n’impose pas le recours à la voie référendaire.
Il y a, en Irlande, en France et en Europe, une aspiration majoritaire à construire une autre Europe, qui réponde aux aspirations des citoyens, une Europe dont la conception est à l’opposé de l’Europe libérale que l’on veut nous passer en force.
Ce report du débat sur l’Europe, après le résultat du vote irlandais, est un aveu de faiblesse des partisans du « oui », et la preuve que la voix de la France porte en Europe, surtout à quelques jours de la Présidence française de l’Union.
Parti communiste français
Paris, le 10 juin 2008.