Le faux ( couac ) de Martin Hirsch .
En effet, l’ensemble des organisations syndicales, ou des associations de lutte contre la pauvreté se sont toujours battues contre ces mesures, initiées par un certain Xavier Bertrant – ex-ministre de la santé et nouveau ministre du travail et des « relations sociales » - (restons dans la rupture !).
Et si ces organisations se sont battues, c’est parce que ces mesures poussent les plus démunis à ne pas se soigner, sous couvert de « responsabilisation des usagers ». C’est en l’état les réponses immédiates qu’on fait Roseline Bachelot et Xavier Bertrant pour bloquer les premières fissures dans le vernis du gouvernement d’ouverture. Culpabiliser l’usager, mettre à mal le système de solidarité nationale, pour à la fin transférer les financements de santé dans le secteur privé : voilà la rupture.
Nicolas Sarkozy en déplacement dans le Nord pour prendre acte, sur le terrain, des politiques de fin de vie ne fera pas le voyage pour rien : les statistiques de cette région sont les pires de toute la France et indigne d’un pays développer. Dans le nord, on y meurt plus tôt.
Les acteurs de terrain lui adresseront une lettre pour attirer l’attention du gouvernement sur la situation sanitaire catastrophique dans cette région. Pour eux, si on en est arriver là aujourd’hui, outre la précarité des populations concernées, c’est parce qu’on est mal suivi, mal soigné, mal remboursé.
Qui est à responsabilisé ? L’état, les assurés ?
Une fois de plus les logiques libérales ne peuvent masquer les contradictions qu’elles portent, et nous ne sommes pas étonnés des mêmes contradictions qui s’expriment par la voix de Martin Hirsch.