Logement : Les français s'endettent,les banques ( épargnent )

Publié le par domik27

Par domik27 :: 22/05/2007 à 12:05
mardi 22 mai 2007
Parti Communiste Français - Site national du PCF ::: http://www.pcf.fr

L’endettement des français explose : sur 2006 la progression est comparable à 2005 avec 11,3% d’augmentation. Le pourcentage d’endettement par français atteint pour 2006 le niveau record de 68,4% des revenus disponibles ! Principale cause l’augmentation : des prêts contractés pour l’achat de biens immobiliers, et ses corollaires, l’augmentation des loyers et le relèvement des taux d’intérêt.

Le même jour, « UFC que choisir ? » dépose une plainte contre l’ensemble des banques françaises pour non redistribution des bénéfices liés à la contraction d’assurance sur ces même prêts immobiliers. Les banques auraient ainsi « oublié » de redistribuer 11 milliards d’euros sur 10 ans.

Les assurances liées aux crédits immobiliers sont des garanties pour les banques d’êtres remboursées en cas de décès du contractant de l’ensemble des sommes avancées. Ces assurances dispose ainsi d’une manne financière qu’elle peuvent faire « travailler » dans des fonds d’investissements ou des fonds spéculatifs afin de dégager des bénéfices substantiels. Seulement le code des assurances est très clair, si des bénéfices sont dégagés par des fonds de garanties, ceux-ci doivent être redistribué au moins en partie aux assurés. Les assurances reversent donc une partie de ces bénéfices aux banques, mais les banques ne les reversent pas aux personnes ayant contracté un prêt et l’assurance qui va avec. Ainsi l’association de consommateurs estime que c’est 11 milliards d’euros qui auraient du être reversés en dix ans !

En dehors du non respect des banques du cadre légal, les logiques financières continuent à primer sur le droit de chaque homme à pouvoir se loger dignement. Ces informations sont choquantes pour un pays qui se veut développé, sans compter que le nombre de mal logés reste une insulte au vue des richesses dégagées par la spéculation immobilière. Après « le droit opposable au logement », sans aucun effet concret, nous devrons regarder au plus près l’action du gouvernement et de son ministre de la rupture, Christine Boutin.

Car les précaires ne sont pas les seuls aujourd’hui à rencontrer des difficultés dans l’exercice du « droit à se loger ».

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