EPINAL : Nicolas Sarkozy .
Mis en ligne : 13 juillet
Les propositions qu’il a évoquées vont dans le sens d’un présidentialisme accru. Il entend notamment aller au bout de la logique ouverte par la réforme du quinquennat, en se posant en véritable chef de l’exécutif. Il propose à ce titre de pouvoir lui-même s’exprimer chaque année devant le Parlement.
A l’inverse, il s’est fermement prononcé contre un régime parlementaire. Il a d’ailleurs exprimé, malgré ses engagements de campagne, les plus grandes réserves sur la suppression de l’article 49-3 (et même de l’article 16). En évoquant l’introduction d’une dose de proportionnelle dans l’une des assemblées, il semble faire également marche arrière sur les engagements pris pour atténuer les effets de l’élection des députés au scrutin majoritaire.
Au total, ce discours marque une volonté affirmée de renforcer les pouvoirs du Président de la République et de maintenir le Parlement dans un rôle secondaire.
Le Parti communiste critique fermement cette orientation. Notre pays a besoin, au contraire, d’une profonde transformation de nos institutions qui enlève au Président de la République les pouvoirs excessifs dont il dispose déjà pour en faire le garant des institutions, qui remette le pouvoir du Parlement au cœur de notre système institutionnel et qui développe en grand une démocratie participative et citoyenne.
Parti communiste français
Paris, le 12 juillet 2007