VOTE POUR TOIT !
Mis en ligne : 15 février
- Tract - élections 6 et 16 mars 2008 : « Vote pour toit »
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opendocument text - 26.1 ko - Modèle de lettre pour alerter les préfets sur le respect de la loi SRU
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Avoir un toit, un droit ?
Trois millions de mal logés en France. Cette question est devenue majeure pour nos concitoyens. Un Français sur deux qui craint de perdre son logement (enquête BVA / L’Humanité/ La Vie). Listes d’attente, exclusion des centres-villes, logements insalubres, sans-logis, difficultés d’accès au premier logement pour les jeunes, flambée des loyers et des charges... elle ne touche plus seulement les plus modestes.
Et quand le pouvoir d’achat est la première préoccupation, le logement est devenu pour beaucoup de familles le premier poste de dépense. Pire, il y a trente ans, la part du budget des ménages consacrée à l’habitat était équivalente quelques soient les revenus, aujourd’hui elle représente 25% pour les plus modestes, 11% seulement pour les plus riches !
C’est inadmissible.
La droite, la gauche, ce n’est pas la même chose
Les gouvernements de droite ne cessent d’aggraver la situation. La pénurie, fait s’envoler les loyers comme les prix de l’immobilier. La politique de la ville encourage les démolitions sans que les reconstructions soient toujours au rendez-vous. Les aides à la construction et à la réhabilitations diminuent. Les offices HLM sont étranglés financièrement et incités à se privatiser. Dans certaines villes ou certains quartiers, accéder à la propriété devient impossible même avec un pouvoir d’achat correct. Ce sont les ghettos des riches.
Nicolas Sarkozy a trouvé la réponse au problème : « tous propriétaires ». Mais sans augmentation des salaires. Il projette même la vente d’un logement HLM sur trois. Les banques se frottent d’avance les mains en pensant aux remboursements d’emprunt. Jusqu’à une crise des « subprimes » comme aux Etats-Unis ?
Le logement n’est pas une marchandise
Beaucoup de maires de gauche, et d’abord les maires communistes, travaillent activement à répondre aux besoins. Ils agissent contre la spéculation immobilière, construisent du logement pour tous et de qualité, diversifié. Ils sont les premiers à intégrer la « haute performance énergétique et écologique ».
Mais tous ces efforts sont limités voire contrariés par la politique nationale dont le logement est et doit rester une compétence. C’est pourquoi les candidats communistes porteront dans ces élections les exigence de :
la construction de 600000 logements publics en France sur cinq ans. un plan d’élimination de l’habitat insalubre
une “ Charte des hôtels meublés ”, afin d’assurer la dignité des conditions d’habitation ainsi qu’un partenariat entre collectivités territoriales et Offices publics pour le logement d’urgence le gel, dans l’immédiat, des loyers avec compensations pour les Offices HLM
l’application de la loi SRU qui imposent aux villes de se doter de 20% au moins de logements publics et l’inégibilité pour les maires ne respectant pas la loi comme à Saint Maur (94), Neuilly (92) Toulon (83) ou Nice (06) le maintien de l’usage des fonds du livret A pour le logement et la revalorisation de la participation des employeurs pour retrouver le « 1% logement »
Une semaine après le vote des 9 et 16 mars prochains, avec le retour du printemps, les expulsions seront de nouveau autorisées par les préfets. Les candidats communistes proposent la suspension de toute expulsion locative tant qu’il n’y aura pas de dispositions concrètes de la loi sur le droit au logement opposable et agirons en ce sens.
Cela vaut le coup de voter pour eux et de les élire.