Etre candidate dans la 4e circonscription législatives du Var : Pourquoi ?
Par MARS le mardi 22 mai 2007, 18:25 - LEGISLATIVES 2007 - Lien permanent
Mardi 15 Mai, 11h38, la préposée du bureau des élections à la Préfecture de Toulon, vient de me remettre le reçu n°7 pour ma déclaration de candidature aux législatives de la 4ème circonscription du département du Var.
Un acte banal pour de nombreux candidats, notamment pour « notre » député sortant qui se présente aux suffrages pour la 6ème fois !
Leur sollicitation m’a touché mais m’angoisse…
Bien sur, je regrette qu’en janvier, au sein du Collectif antilibéral local, les représentants des petites formations n’aient pas souhaité travailler à la nomination d’une candidature commune pour les législatives, comme le proposaient les communistes et ont ainsi mis fin au fonctionnement de cette structure. Mais avec ces semaines de recul, nous nous rendons compte qu’une telle désignation ne pouvait émerger, pas plus qu’à la Présidentielle, car les citoyen(ne)s, les salarié(e)s, absents de ce Collectif local, n’y ont pas exprimé leur volonté, seuls quelques militants…. Ainsi donc, chaque organisation partira avec son drapeau (!)
Le Collectif de campagne de la Gauche Populaire et Antilibérale pour soutenir Marie George BUFFET, a suscité une dynamique nouvelle : des syndicalistes, des femmes et des hommes sans engagement particulier y ont pris toute leur place. Avec les communistes, ils se sont mobilisés, ils se sont exprimés, ils ont mené une belle campagne. C’est ainsi, et seulement ainsi, qu’ensemble, rassemblés, nous pourrons résister et agir pour organiser la riposte.
►J’y ai répondu favorablement espérant que ma candidature soit utile à mobiliser les citoyen(ne)s qui ne se contentent pas d’être dans la rue, mais veulent des élu(e)s qui portent leurs revendications à tous les niveaux de nos institutions. Et il est bon de rappeler ici que le 28 février 2005, en vue d’adopter la Constitution française au Traité pour la Constitution européenne, l’Assemblée et le Sénat étaient réunis en Congrès à Versailles. En phase avec les préoccupations des français, seuls les groupes des député(e)s et des sénateurs communistes et républicains ont voté contre ce projet de loi constitutionnelle qui ouvrait les portes à l’Europe libérale du traité. La représentation nationale (UMP, UDF, PS, Verts…) votait pour le Oui, avec près de 91,8% des suffrages exprimés. Le 29 mai 2005, le peuple français affichait un rejet sans appel de la constitution européenne : 54,68% pour le Non. Une nouvelle expression de la fracture profonde qui existe entre les Français et leurs élu(e)s.
► J’y ai répondu favorablement, car j’ai pu vérifier que, même élue municipale minoritaire, j’ai pu faire passer des idées, des projets. C’est pourquoi, en défendant, dans le cadre d’une politique nationale nouvelle pour notre circonscription, des propositions de développement économique et de création d’emplois ; des projets de constructions de milliers de logements et des équipements sociaux qui manquent pour la jeunesse et les familles ; des moyens nouveaux pour l’école, la culture, le sport et les loisirs ; des moyens pour la sauvegarde des services publics de proximité dans nos villages,
►J’ai accepté d’être candidate car cette circonscription, plus que toute autre, est défigurée par l’injustice. Les « super-riches » (en France 2000 foyers disposent d’un patrimoine de plus de 20 millions d’euros) étalent sans vergogne leur luxe sur le littoral mais aussi dans l’arrière pays, spéculant sur le foncier de telle sorte que les terres sont désormais inaccessibles aux exploitants agricoles tout comme à ceux qui souhaiteraient construire. Or, les député(e)s communistes et républicains n’ont eu de cesse d’être les porte-parole résolus des luttes et des résistantes, tout en défendant des propositions alternatives (congés payés, 40h, Sécurité Sociale, services publics, en passant par la loi de Solidarité et de Renouvellement Urbain –SRU- etc…)
►J’ai accepté d’être candidate car je ne supporte pas la souffrance : plus de 7 millions de mes concitoyens vivent sous le seuil de la pauvreté avec moins de 750 euros par mois, tous ces jeunes qui vivent plus mal que les générations précédentes, tous ces « laissés pour compte », des Sans Travail, des Sans Toit, des Sans Droits… même si je suis consciente qu’une large partie d’entre eux viennent d’élire N.Sarkozy,
►Enfin, j’ai répondu positivement à la sollicitation de mes ami(e)s et camarades par respect pour la parité dont j’ai fermement défendu le projet de loi ! Trop de tabous demeurent encore dans les têtes pour accorder aux femmes la place qui leur revient, encore trop peu de femmes arrivent à se libérer des contraintes familiales et professionnelles et surtout les violences et les inégalités quelles subissent réclament __des élues foncièrement résolues à leur rendre justice, d’autant plus que les promesses faites par le nouveau gouvernement ne seront pas suivies d’effet car non contraignantes. __
En résumé, comme Marie George BUFFET l’a écrit* : « … Je suis révoltée par l’injustice et les souffrances qui accablent les habitants de ce pays et de cette planète, alors qu’il y a tant de richesses et de potentialités. C’est pourquoi j’ai décidé, aujourd’hui, de dire simplement : un peu de courage ! Un peu de courage pour en finir avec la résignation et reconquérir le droit d’espérer. Un peu de courage pour débattre enfin des vraies questions, de vraies propositions. Un peu de courage pour changer la politique et changer le monde. Un peu de courage pour sortir la tête du marigot des déficits publics, du pacte de stabilité, de la rentabilité financière, des directives européennes ou encore des recommandations du FMI…. »
Hélène BLANC