Le Président,sa chaine,ses journalistes...

Publié le par domik27

« Je ne suis pas l'homme d'un clan ». Quizz ex­press: qui est l'au­teur de cette phrase.? Gagné, c'est bien Nicolas Sarkozy. Enfin, c'était avant qu'il ne soit élu. D'ailleurs, le soir de sa victoire, le Fouquet's avait des allures de Press Club. Et depuis, non content d'avoir les trois quarts des patrons de journaux, de radio et de télé si ce n'est à sa botte, du moins dans ses petits papiers, sa po­litique de placement n'a de cesse d'étonner.

Après avoir recruté My­riam Lévy du Figaro, Catherine Pégard. du Point et le multicarte Georges-Marc Bé­namou pour jouer les conseillers, il vient de placer à la tête de TF1 son directeur adjoint de campagne, Lau­rent Solly. Et ce, le jour de la nomination de Nonce Pao­lini au poste de directeur gé­néral de la Une! Dans les couloirs de la chaîne, « les gens n'abordent le sujet qu'avec discrétion, nous rap­porte un salarié. Ce sont des décisions politiques sur les­quelles on n’a aucune prise ».

Le SNJ-CGT estimant que « Sarkozy fait la démonstration qu'il est d'abord le représentant d'une caste, celle des nantis », poin­tant du doigt « Bouygues, La­gardère, Bolloré, Pinault, Arnault, Minc». Même constat du côté du PS, jugeant qu'il s'agit là d'un « mélange des genres dont nous craignons les conséquences pour la démocratie française. » Et un salarié de TF1, rigolard, de noter: « La différence entre Ber­lusconi et Sarkozy, c'est que Berlusconi, lui, est proprié­taire des chaînes... »

A contrario, du côté du service public, Béatrice Schönberg - à la ville, Madame Borloo - ne retrouvera pas sa place de présentatrice des JT du week-end de la Deux tandis que Christine Ockrent, épouse de Bernard Kouchner, arrêtera de présenter France Europe Express sur la Trois le mois prochain. La première présentera un magazine de société à la rentrée et la seconde une émis­sion qui reste encore à définir.

Ces mises en retrait sont in­tervenues alors qu'Arlette Chabot, la patronne de l'info de France 2 venait de déclarer sur l'antenne de RTL que Schönberg se sentait sous « surveillance» et qu'Ockrent n'allait pas pouvoir continuer « dans les mêmes conditions qu’autrefois. »

Alain Vernon, de la CGT de France 2, se réjouit de ces décisions, « qui plus est, dans la période actuelle. Les jour­nalistes ont suffisamment mauvaise réputation pour ­qu'on n'ajoute à cela la suspi­cion . Mais le problème reste entier, certains se sentant, de­puis la victoire de Sarkozy, to­talement décomplexés

Et de noter que « désormais, on ne nous répond plus - à nous, re­présentants du personnel - ­sur les questions éditoriales. »

Le syndicaliste compte d'ailleurs interpeller Patrick de Carolis à ce sujet. D'autant que, comme on nous le dit en interne, « Sarkozy ne pourra jamais se comporter à France Télévisions comme il vient de le faire à TF1. Mais il n'en a pas fini avec nous. »

En tête, la virulence des propos de ce­lui qui n'était alors qu'un simple candidat. contre la di­rection et les journalistes de France 3.

Au point qu'on peut se demander si cette mise en retrait de mesdames Bor­loo et Kouchner ne serait pas la carotte qui cache le bâton.

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Publié dans domik27

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