Le Président ( s'ouvre ) à la presse .
Par Régis TRILLES le jeudi 24 mai 2007, 19:46 - France d'après - Lien permanent
Sacrée coïncidence: « La France est de retour» : les premiers mots de Nicolas Sarkozy après son élection. «America is back» étaient ceux de Ronald Reagan en arrivant à la Maison-Blanche.
Le «hasard» est loin d'être fortuit.
Sur le fond, Nicolas Sarkozy aspire à être le Reagan ou la Thatcher français en «libérant» l'économie et l'entreprise. Sur la forme, le nouveau chef de l’Etat a choisi de s'inspirer des Kennedy et de Bill Clinton. Mise en scène de la tribu familiale, affichage d'un président jeune, souriant et sportif, rien ne manque à la panoplie. La machine sarkozyste est en marche.
Le 10 juin, la gauche réussira-t-elle à l'enrayer ?
Cela tombe bien: les grandes lignes du « roccardisme » (privatisations, acceptation de l’économie de marché, décentralisation )sont parfaitement « sarkocompatibles ».
Les autres profils des journalistes rejoignant l’équipe gouvernementale de Nicolas Sarkozy sont plus attendus. Catherine Pégard, qui tenait un bloc-notes sarkozyste très informé à l’hebdomadaire "le Point», devient également conseillère de presse du nouveau président de la République, tandis que Myriam Lévy, critiquée pour sa couverture à charge de Ségolène Royal au «Figaro», occupera la même fonction mais pour François Fillon.
Une « confusion des genres », « devenue pratique courante »et dénoncée par le SNJ-CGT, pour qui «les accusations de connivence, de journalisme de révérence, de liens de moins en moins cachés entre la caste politique et certains médias vont se renforcer dans l’opinion publique ».