Réforme des universités
Réforme des universités : passage en force de Valérie Pécresse
Par JC 63 le mercredi 20 juin 2007, 17:28 - Education - Lien permanent
Faisant fi de tout, le Ministre de l'Enseignement Supérieur Valérie Pécresse s'apprête à faire un véritable passage en force pour la réforme des universités.
Alors que le Ministre souhaite se cacher derrière une parodie de consultation, on découvre de jour en jour que les discussions n'étaient qu'un jeu de dupe pour mieux laisser le président Sarkozy dicter son propre projet de loi.
Principales victimes de cette réforme, les étudiants. Dans les conseils d'administration bientôt resserés à 20 membres, le poids des "usagers" (comme on les apelle) recule à 3 membres au profit de personnalités extérieurs dont des entrepreneurs. Le "parlement" de chaque université connaitra donc un véritable recul démocratique où le poids de l'étudiant -pourtant au coeur du système- pèsera autant que celui du monde de l'entreprise.
Autre menace pour les étudiants, l'instauration d'une sélection à partir du Master. Plus d'égalité pour les jeunes. C'est la porte ouverte à toutes les bassesses et à la concurrence entre chacun. C'est surtout une grave difficulté pour tous ceux qui en se salariant doivent mettre en parenthèse une partie de leurs études. En revanche, c'est le néant en ce qui concerne les droits d'inscription, alors que les Universités facturent à outrance ces frais illégaux aux étudiants, tel de vulgaires clients.

A moyen terme, le projet d'autonomie conduira à un système universitaire à deux vitesse. Il y aura des pôles d'excellence, surtout à Paris - Lyon - Montpellier ..., qui s'opposeront à des universités de province aux diplômes de seconde catégorie, que les employeurs refuseront de reconnaître. Les entreprises privilégieront les étudiants ayant les moyens d'étudier dans les "bonnes" facultés.
Pour s'éviter toute contestation, Nicolas Sarkozy a eu le nez creux en programmant cette réforme en dehors de la période universitaire. La JC dénonce ces manoeuvres visant à occulter les intérêts des étudiants.